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Marc Yvon – IBM

Qu’attendez-vous des recherches bilatérales avec l’Institut Cognition ?

J’attends des recherches bilatérales avec l’Institut Cognition Tremplin Carnot de pouvoir adresser de manière encore plus pertinente les nombreux défis rencontrés dans nos sociétés.
Dans mes responsabilités, au sein du département IBM Human Centric, je pense au « bien vieillir » pour un meilleur accompagnement des seniors mais également à l’apprentissage dans le monde de l’éducation. Les capacités offertes grâce aux nouvelles solutions cognitives, qui intègrent de plus en plus les aspects des processus mentaux de connaissance, seront un atout majeur et indispensable pour adresser le plus grand nombre.

Cette collaboration est une opportunité unique pour être encore plus pertinent dans les domaines de la connaissance, confortée par la stratégie IBM.

Quels sont les principaux atouts de l’Institut Cognition pour réussir ?

Je vois au moins 2 atouts principaux de l’Institut Cognition pour réussir : le premier est indéniablement son réseau d’expertises et de connaissances constitué par les 14 laboratoires regroupant des centaines de chercheurs dans tous les domaines de la cognition. Le second atout est la capacité de l’Institut à mettre en relation plusieurs laboratoires pour répondre à des problématiques multidisciplinaires dans le domaine de la cognition. Ce dernier point ouvre des perspectives de valeur ajoutée importante où il est essentiel d’intégrer les savoir-faire.

Sur quel type de secteur travaillez-vous et dans quelle mesure vos projets intègrent les technologies cognitives ?

Pour IBM, les technologies cognitives sont devenues des piliers dans toutes nos industries car elles permettent d’offrir des services toujours mieux ciblés et adaptés à nos clients. Dans le cadre de ma mission d’innovation chez IBM Human Centric, je travaille plus particulièrement dans le secteur de la santé et du soin avec l’intégration des nouveaux systèmes d’interactions dotés de dialogues intelligents grâce à la compréhension de la parole. Ces technologies cognitives permettent la mise en œuvre de conversations pertinentes pour mieux servir le plus grand nombre dont les personnes fragiles d’un point de vue cognitif.
Je citerais 3 exemples : premièrement, nous pouvons désormais personnaliser nos approches grâce à une meilleure compréhension des capacités de chacun avec des systèmes qui apprennent et s’améliorent avec les expériences passées ; nous pouvons également comprendre les sentiments des personnes grâces à l’analyse fine de leur interaction écrite ou orale pour mieux appréhender l’évolution de leur autonomie dans le temps ; enfin, nous utilisons des technologies de reconnaissance d’images thermiques pour mieux évaluer la situation de certains patients à l’hôpital.

Pouvez-vous nous parler d’un projet à forte valeur cognitive à nous présenter ?

Un des projets à forte valeur cognitive sur lequel nous travaillons depuis plusieurs années est de pouvoir rendre visible l’invisible. C’est à dire comment percevoir ce qui n’est pas perçu de prime abord. La ligne directrice de ce projet est d’aller au-delà des données cliniques avec la prise en compte de données comportementales, ou exogènes, de l’individu pour établir une évaluation holistique de sa santé. Ces données exogènes proviennent de l’observation par exemple du mode alimentaire, du mode de vie (sédentaire, sportif…) et de travail (bureau, chantier…) pour ne citer qu’eux et sont autant d’indicateurs devant être corrélés. L’aspect cognitif des personnes est une composante fondamentale pour la mise en œuvre d’une intelligence augmentée.