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Chercheur

Laurent Sparrow – ScaLab

Racontez-nous brièvement votre parcours

J’ai fait mes études de psychologie à l’Université de Lille où j’ai suivi un double parcours de psychologie et de physiologie. J’ai soutenu une thèse en 1991 qui portait sur le langage écrit et l’identification des mots. Par la suite, je me suis formé à l’oculométrie et je me suis aussi intéressé à certains troubles ayant des conséquences directes sur la lecture (dyslexie, surdité).
Au sein de mon laboratoire, je me suis impliqué dans la mise en place d’une plateforme technologique de valorisation de nos recherches auprès des entreprises. À partir de cette expertise en oculométrie, j’en suis arrivé à élargir mes centres d’intérêt à l’analyse d’images, de vidéo et à m’intéresser à l’engagement attentionnel à l’aide de la mesure d’indicateurs physiologiques.

Quelles sont les expertises de votre laboratoire ?

Le laboratoire est composé de 4 équipes dont les thématiques de recherches sont : l’action, la vision et l’apprentissage ; la dynamique émotionnelle et les pathologies ; le langage et les croyances, du point de vue de la psychiatrie. Ces équipes sont expertes en mesure et modélisation du comportement humain et s’appuient, pour la recherche et la valorisation, sur une plateforme technologique de pointe (imagerie cérébrale, Réalité Virtuelle, capture des mouvements, mesures physiologiques, oculométrie…) située dans un écosystème entièrement dédié à l’image et regroupant entreprises, écoles et laboratoires.

Quelles opportunités offrent pour vous la recherche bilatérale ?

Parfois, on observe un phénomène dans notre laboratoire mais on peut aussi se demander si ce phénomène peut aussi être observé dans des situations très différentes de l’habituelle situation contrôlée en laboratoire. En collaborant avec les entreprises dans le cade de recherches bilatérales, il devient alors possible d’apporter plus de validité à nos hypothèses. La collaboration avec les entreprises nous amène aussi à perfectionner nos systèmes de mesures et d’analyse et donc, de nous professionnaliser encore plus.

Quels sont pour vous les bénéfices de faire partie de l’Institut Cognition ?

L’institut nous permet d’accéder à un très grand réseau de chercheurs, balayant des compétences théoriques et pratiques dans de nombreux secteurs divers et variés. Lors des conventions, séminaires de l’Institut Cognition, les échanges sont très fructueux.
L’Institut Cognition nous permet aussi d’accéder à des appels à projets provenant des entreprises beaucoup plus facilement. On nous apporte aussi énormément d’aide, pour la construction du budget par exemple.

Citez-nous une avancée majeure permise par la recherche bilatérale avec les entreprises ?

Lors de nombreuses expériences en labo, nous avons pu construire un modèle de la lecture. À partir de paramètres oculométriques, ce modèle nous a permis de construire un système d’évaluation de la qualité de la lecture, avec possibilité d’entrainement ciblé. Grâce à une entreprise de formation, nous avons pu tester ce système dans des situations concrètes et par des populations d’habitude difficiles d’accès pour nous (reprise d’étude, reprise de formation, stage de remise à niveau etc…). Nous avons dû travailler à l’amélioration de l’usabilité de notre système. Mais nous avons pu enregistrer des données provenant de populations très variées et montrer qu’à l’aide d’exercices visuels simples, on pouvait améliorer la qualité de la lecture.

Avec quelle entreprise avez-vous pu travailler, sur quels projets ?

Avec Chanel, nous avons travaillé sur les réactions physiologiques provoquées par différents produits cosmétiques, ce qui permet de récolter des indicateurs plus objectifs que les habituels questionnaires. Nous avons testé un serious game pour Ubisoft et montré que l’application avait des effets bénéfiques sur l’organisme. Pour Renault, nous travaillons sur la perception du design des voitures à l’aide de l’analyse des mouvements oculaires et de l’enregistrement de paramètres physiologiques liés aux émotions.

Comment s’organise dans votre laboratoire un projet de recherche bilatérale ?

En général, les projets entre l’université et l’entreprise réclament l’écriture d’une convention, ce qui est assez long et compliqué. Si le projet permet d’embaucher un ingénieur projet, cela est très utile pour le montage. Nous nous basons sur des documents types que nous adaptons à la situation. Toutes les collaborations impliquent au moins 1 étudiant en master 1, 2 ou en thèse qui travaillera au sein de l’équipe et fera le lien entre le laboratoire et l’entreprise. Parfois, les étudiants vont en stage plusieurs mois dans l’entreprise. Nous apportons à l’entreprise l’accès au monde académique de la recherche (publication dans une revue référencée, conférence) et l’entreprise nous permet d’assurer une veille sur les questions qui les intéressent ainsi qu’à assurer du liant avec les étudiants, qui apprennent alors à mieux connaitre le fonctionnement du monde de l’entreprise.

Que diriez-vous à une entreprise pour la convaincre de recourir à la recherche via l’Institut Cognition ?

Je dirais à une entreprise que notre approche est synonyme de qualité, de rigueur et d’éthique et que grâce à la recherche, de nombreuses idées d’innovations s’offrent à elles. De plus, grâce à l’institut Cognition Tremplin Carnot, les entreprises auront accès à un réseau unique des meilleurs compétences dans le domaine des sciences cognitives rien qu’avec un seul interlocuteur, ce qui facilite bien des choses.