{"id":2571,"date":"2024-02-09T11:37:04","date_gmt":"2024-02-09T10:37:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.institut-cognition.com\/?p=2571"},"modified":"2024-02-09T11:37:04","modified_gmt":"2024-02-09T10:37:04","slug":"les-sciences-cognitives-face-a-la-maladie-dalzheimer","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.institut-cognition.com\/en\/2024\/02\/09\/les-sciences-cognitives-face-a-la-maladie-dalzheimer\/","title":{"rendered":"Les sciences cognitives face \u00e0 la maladie d\u2019Alzheimer"},"content":{"rendered":"<h2 class=\"wp-block-heading\">Une mobilisation des laboratoires en neurosciences<\/h2>\n\n\n\n<p>La maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative d&rsquo;<em>Alzheimer<\/em>&nbsp;touche plus de 900&nbsp;000 personnes en France. La maladie se caract\u00e9rise par une d\u00e9t\u00e9rioration durable et progressive des fonctions cognitives (trouble de la m\u00e9moire, du jugement, de la parole, alt\u00e9ration de la pens\u00e9e abstraite, etc.) due \u00e0 une perte irr\u00e9versible de neurones.&nbsp;Cette pathologie touche des personnes plut\u00f4t \u00e2g\u00e9es et les femmes, ce qui logique puisqu\u2019elles vivent plus longtemps.<br>La prise en charge du patient consiste \u00e0 \u00ab&nbsp;retarder le plus possible le placement du patient&nbsp;\u00bb, par un accompagnement de qualit\u00e9, et des approches non m\u00e9dicamenteuses car quand les premiers signes cliniques apparaissent, les neurones morts ne peuvent pas \u00eatre remplac\u00e9s. L\u2019enjeu de la recherche est d\u2019aujourd\u2019hui d\u2019\u00e9tablir des d\u00e9pistages le plus pr\u00e9cocement possible.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Diagnostiquer le plus t\u00f4t possible<\/h2>\n\n\n\n<p>En l\u2019absence de traitement efficace, la pr\u00e9vention est centrale. Cela passe notamment par l\u2019am\u00e9lioration des techniques d\u2019imagerie c\u00e9r\u00e9brale, mais aussi par la d\u00e9couverte de biomarqueurs sanguins, plus sensibles et pr\u00e9cis, capables \u00e9galement de renseigner sur le stade de la maladie et sur son \u00e9volution.&nbsp;<br>Les premiers signes portent sur des troubles de la m\u00e9moire, les changements d\u2019humeur sont \u00e9galement \u00e0 surveiller. Ensuite, les l\u00e9sions atteignent les zones post\u00e9rieures et externes du cerveau li\u00e9es \u00e0 la gestuelle et au langage. D&rsquo;o\u00f9 destroubles du langage(nomm\u00e9s aphasie). Les patients ne parviennent plus \u00e0 nommer les objets (c&rsquo;est l&rsquo;agnosie), ils&nbsp;ne reconnaissent plus les choses, ont des difficult\u00e9s \u00e0 coordonner leurs gestes et effectuer des gestes concrets (ce qui est appel\u00e9 apraxie).<br>Des \u00e9quipes de recherche testent et utilisent aussi l\u2019intelligence artificielle pour pr\u00e9dire qui d\u00e9veloppera cette maladie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le LPC de l\u2019institut Carnot Cognition&nbsp;: un programme de recherche sur le d\u00e9veloppement et le vieillissement cognitifs<\/h2>\n\n\n\n<p>Les recherches du LPC bas\u00e9 \u00e0 Marseille visent \u00e0 comprendre les m\u00e9canismes impliqu\u00e9s dans les&nbsp;activit\u00e9s cognitives dites de haut niveau (m\u00e9moire, contr\u00f4le ex\u00e9cutif, raisonnement, r\u00e9solution de probl\u00e8mes)&nbsp;et comment \u00e9voluent ces m\u00e9canismes au cours du&nbsp;d\u00e9veloppement&nbsp;et du&nbsp;vieillissement cognitifs. En particulier, ils tentent de r\u00e9pondre \u00e0 des questions fondamentales tant pour la psychologie cognitive que pour la psychologie du d\u00e9veloppement et du vieillissement cognitifs :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Comment les caract\u00e9ristiques de la t\u00e2che, des stimuli et des participants influencent-elles les performances cognitives des participants&nbsp;?<\/li>\n\n\n\n<li>Comment \u00e9voluent ces effets au cours du d\u00e9veloppement et du vieillissement&nbsp;?<\/li>\n\n\n\n<li>Quels sont les d\u00e9terminants et les m\u00e9canismes \u00e0 la base du d\u00e9veloppement et du vieillissement cognitifs&nbsp;?<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Ces questions sont \u00e9tudi\u00e9es par des exp\u00e9rimentations o\u00f9 sont recueillies diff\u00e9rentes&nbsp;<strong>mesures de l\u2019activit\u00e9 cognitive<\/strong>&nbsp;(protocoles verbaux, enregistrements vid\u00e9o, temps de r\u00e9ponse et pr\u00e9cision, mouvements oculaires, IRMf, ERP et MEG).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Stabiliser la maladie par la rem\u00e9diation cognitive<\/h2>\n\n\n\n<p>Avec l\u2019essor de la neuropsychologie, la compr\u00e9hension du fonctionnement cognitif s\u2019affine. De nouveaux concepts permettent de concevoir des programmes de rem\u00e9diation cognitive s\u2019appuyant en particulier sur la notion de plasticit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale, bien que cette terminologie ne se limite pas au champ de la neuropsychologie.<br>Le terme de rem\u00e9diation cognitive est principalement utilis\u00e9 pour qualifier un ensemble de prises en charge, de programmes d\u2019intervention ax\u00e9s sur les processus cognitifs. Les termes de r\u00e9\u00e9ducation ou de r\u00e9habilitation peuvent aussi \u00eatre utilis\u00e9s. Elle regroupe un ensemble de m\u00e9thodes pour r\u00e9tablir ou stabiliser les d\u00e9ficits cognitifs.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Une th\u00e8se du LISN (laboratoire rattach\u00e9 \u00e0 l\u2019Institut Carnot Cognition&nbsp;: former le personnel soignant avec des patients virtuels<\/h2>\n\n\n\n<p>Les patients atteints d\u2019Alzheimer pr\u00e9sentent une grande vari\u00e9t\u00e9 de troubles des \u00e9motions et des comportements (apathie, agressivit\u00e9, d\u00e9pression . . .) qui \u00e9voluent avec la maladie. Face \u00e0 ce type de patients, les membres du personnel soignant et m\u00e9dical doivent \u00eatre form\u00e9s \u00e0 g\u00e9rer leur propre comportement non-verbal et interpr\u00e9ter celui du patient afin d\u2019am\u00e9liorer la qualit\u00e9 des interactions et \u00e9viter les situations difficiles. Parmi les outils de formation traditionnels les plus utilis\u00e9s, les patients standardis\u00e9s (acteurs humains jouant le r\u00f4le du patient) sont chers et peu disponibles, et les nouveaux supports de formation num\u00e9rique (cours en ligne, vid\u00e9os . . .) manquent d\u2019interactivit\u00e9. Les patients virtuels, qui sont des personnages anim\u00e9s interactifs simulant les comportements d\u2019un patient, sont de plus en plus utilis\u00e9s pour former les soignants \u00e0 interagir avec des patients. Ils permettent un contr\u00f4le fin et dynamique de comportements r\u00e9alistes \u00e0 afficher sur ces personnages virtuels, tout en assurant la coh\u00e9rence avec les objectifs p\u00e9dagogiques de la formation. Cette th\u00e8se d\u2019Amine Benamara (Universit\u00e9 Paris Saclay, 2022) pr\u00e9sente la m\u00e9thode employ\u00e9e afin de concevoir un tel patient virtuel interactif et expressif pour simuler une patiente virtuelle atteinte d\u2019Alzheimer. Ces travaux sont inscrits dans le domaine de l\u2019informatique affective, qui repr\u00e9sente un contexte multidisciplinaire \u00e0 la fronti\u00e8re entre informatique et psychologie cognitive<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.institut-cognition.com\/en\/contact\/\">N&rsquo;h\u00e9sitez pas \u00e0 nous contacter pour plus d&rsquo;informations.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><br><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une mobilisation des laboratoires en neurosciences La maladie neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9rative d&rsquo;Alzheimer&nbsp;touche plus de 900&nbsp;000 personnes en France. 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